Aucun signe de coronavirus ? Voici pourquoi vous pourriez encore en être porteur (et le propager)

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L’une des principales préoccupations entourant l’épidémie de coronavirus (COVID-19) est la facilité avec laquelle le virus se propage. Alors que l’on s’est surtout attaché à isoler les patients qui présentent des symptômes de maladie active, plusieurs nouvelles études suggèrent que les porteurs présentant des symptômes légers, voire aucun, pourraient contribuer à la propagation du virus.

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Nous savons que jusqu’à 80% des cas de COVID-19 présentent des symptômes légers. Pour compliquer les choses, le pneumologue Joseph Khabbaza, MD, affirme que les symptômes peuvent parfois ne pas être évidents pendant deux semaines. Et parce que ces symptômes non spécifiques (fièvre, mal de gorge, toux) peuvent refléter d’autres maladies plus courantes comme la grippe ou le rhume, beaucoup de personnes infectées – surtout au début de l’épidémie – n’ont pas réalisé qu’elles étaient porteuses du virus.

La propagation en Chine

Une étude s’est penchée sur la propagation initiale en Chine et a constaté que les personnes qui avaient contracté le virus mais n’avaient que des symptômes légers contribuaient à alimenter la propagation.

L’étude a utilisé un modèle mathématique pour simuler la propagation initiale de COVID-19 dans des centaines de villes en Chine. Les chercheurs ont conclu que 86 % des infections antérieures au 23 janvier 2020, date à laquelle les Centres américains de contrôle des maladies (CDC) ont émis un avertissement de niveau 3 pour les voyageurs à Wuhan, en Chine, étaient sans papiers.

Parce qu’un grand nombre de ces cas non documentés présentaient des symptômes légers, voire aucun, l’étude a affirmé que ces porteurs risquaient d’exposer « une partie bien plus importante de la population au virus que ce qui se produirait autrement ». L’étude a également conclu que « les infections non documentées étaient la source d’infection pour 79% des cas documentés ».

En d’autres termes, tant de personnes étaient des « porteurs furtifs ». Ils ont eu le virus sans le savoir et ont probablement joué un rôle majeur dans la propagation du virus.

Certains se propagent sans symptômes

Une étude réalisée au Japon souligne le nombre de porteurs de COVID-19 qui ne présentent aucun symptôme. L’une d’entre elles porte sur le navire de croisière Diamond Princess qui a été mis en quarantaine au Japon au début du mois de février 2020, lorsqu’on a découvert qu’un ancien passager avait été testé positif au virus.

Cette étude a révélé que 634 des 3 063 tests administrés aux passagers mis en quarantaine sont revenus positifs. On estime qu’environ 17,9 % de ces patients positifs ne présentaient aucun symptôme.

L’importance de rester chez soi

Ces études, dit le Dr Khabbaza, soulignent l’importance de suivre les instructions des agences gouvernementales et médicales sur les mesures de protection comme les quarantaines et la distanciation sociale. Étant donné que tant de porteurs présentent des symptômes minimes ou nuls, il est impossible de savoir combien de personnes sont réellement porteuses du virus. Cette réalité rend les mesures préventives d’autant plus importantes.

Comme le virus peut se transmettre par les gouttelettes respiratoires lorsqu’une personne infectée tousse, éternue ou parle près de vous (à moins de 1,80 m) et qu’il peut être transmis par contact de personne à personne, la distanciation sociale des autres, quels que soient les symptômes, peut contribuer à briser la chaîne de transmission.

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